19 janvier 2026
Le président iranien a averti dimanche que toute frappe américaine contre son pays provoquerait une « réponse sévère ».
Et que toute attaque contre son guide suprême Ali Khamenei équivaudrait à « une guerre totale contre la nation iranienne ».
Les menaces de Masoud Pezeshkian sont intervenues alors que le pouvoir judiciaire de la République islamique a laissé entendre qu'il pourrait procéder à l'exécution des personnes arrêtées lors des récents troubles, qui semblent s'être apaisés après une violente répression.
L'accès limité à Internet a brièvement été rétabli dimanche en Iran, mais il a été à nouveau coupé peu après, lorsque la nouvelle a été annoncée que le directeur général d'Irancell, le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays, avait été licencié pour ne pas avoir respecté la coupure.
En partie à cause de la coupure d'Internet, l'ampleur exacte des meurtres commis lors des manifestations de masse reste incertaine. Les manifestations ont été déclenchées par une crise économique, mais elles se sont transformées en appels à la chute du régime.
Malgré le retour en arrière sur une attaque américaine immédiate en Iran, les mouvements de troupes américaines se poursuivent. Le porte-avions Lincoln est attendu dans la région d'ici quatre jours, un signe que l'administration Trump n'a pas abandonné l'idée d'une intervention armée en Iran.
Dans des propos diffusés par les médias d'État iraniens, l'ayatollah Ali Khamenei a reconnu «plusieurs milliers de morts» lors de la vague de manifestations en Iran, affirmant qu'il s'agissait d'une rébellion américaine.
A cela s'ajoute les déclarations du Président américain, estimant clairement que le temps est venu de ''changer les dirigeants iraniens'' ou encore ce partage fait cette nuit d'une citation d'un présentateur de la chaîne Fox News: ''Je prédis que Trump visitera l'Iran libre, Havana libre et Caracas libre avant la fin de son mandat''.

