01 avril 2026
En Belgique, le MR refuse de voter la suppression du Sénat si les voix de l'extrême droite flamande s’avèrent indispensables pour atteindre la majorité des deux tiers requise.
Le projet de suppression du Sénat belge traverse une zone de turbulences. Après un premier feu vert en commission, le vote crucial de vendredi en séance plénière nécessite une majorité des deux tiers, désormais compromise.
Le PS ayant déjà annoncé son opposition suite au rejet de l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, la majorité pourrait être tentée de s’appuyer sur les voix du Vlaams Belang. Or, le MR s’y oppose fermement. Fidèles à l’accord de gouvernement qui exclut tout recours aux partis extrémistes pour les réformes institutionnelles, les libéraux francophones menacent de bloquer le processus.
Georges-Louis Bouchez et Jean-Paul Wahl sont catégoriques: si l’adoption de la révision constitutionnelle dépend de l’extrême droite, le MR ne votera pas. Le parti exige que le soutien provienne d’autres formations de l’opposition. L’issue de ce bras de fer politique se jouera vendredi, remettant en question l’avenir de la haute assemblée.
