04 mai 2026
Le Hamas et le Conseil de paix de Gaza s'affrontent au sujet de l'accord de désarmement ; les négociations sont dans l'impasse.
L'organisation terroriste a déclaré qu'elle ne rendrait ses armes qu'après la mise en œuvre complète de la première phase de l'accord, qui exige le retrait d'Israël de Gaza, a rapporté dimanche la chaîne israélienne KAN citant des sources palestiniennes.
Le Hamas exige aussi la garantie que le plan aboutirait à la création d'un État palestinien indépendant.
Israël a déjà informé Nicola Mladenov, le chef du conseil de la paix qu’il ne se retirerait pas au-delà de la « ligne jaune » de Gaza.
« Nous comprenons que le Hamas fait tout pour se soustraire à ses obligations. S’il ne se désarme pas, Tsahal reprendra les combats à Gaza dans un avenir proche pour mener à bien sa mission », a déclaré une source israélienne à KAN. De l’avis général en Israël, le Hamas a profité de l’attention internationale sur l’Iran et le détroit d’Ormuz pour se réarmer.
Le Hamas a désigné Khalil al-Hayya et Khaled Mechaal à des postes clés.
Selon le journal libanais Al-Akhbar, citant des sources proches du Hamas, le mouvement terroriste a procédé à des élections internes dans la bande de Gaza :
-
Khalil al-Hayya : élu chef du Hamas à Gaza
-
Zaher Jabarin : élu chef du Hamas en Judée-Samarie
-
Khaled Mechaal : reconduit comme chef du mouvement à l'étranger
Ces élections sont perçues comme un prélude décisif à l'élection du chef du bureau politique du Hamas, poste suprême du mouvement. La compétition devrait se jouer entre Khalil al-Hayya et Khaled Mechaal.
Khalil al-Hayya incarne une ligne dure, à l’inverse, Khaled Mechaal, longtemps basé à l’étranger, apparaît comme une figure disposant d’un solide réseau diplomatique et davantage enclin à des compromis politiques.
