Israël et le Liban ont signé un cessez-le-feu. Il est entré en vigueur cette nuit.


17 avril 2026

Israël et le Liban ont signé un cessez-le-feu. Il est entré en vigueur cette nuit, et est présenté comme une fenêtre pour faire avancer les négociations engagées à Washington. 

Benjamin Netanyahou a toutefois fixé deux conditions : le désarmement du Hezbollah et la conclusion d’un accord de paix durable fondé sur une « paix par la force ».

Le Premier ministre a rejeté les exigences du Hezbollah, notamment un retrait israélien complet du Liban et un cessez-le-feu strict sans conditions. Il a affirmé qu’Israël maintiendrait une zone de sécurité élargie au sud du Liban, destinée à prévenir toute infiltration et à protéger les localités du nord contre les tirs.

Tsahal est resté déployé dans des zones qui n’ont pas été entièrement nettoyées de la présence de terroristes du Hezbollah, ces derniers jours, l’armée a agi au maximum pour réduire les capacités de l’organisation dans la région. L’opération est délicate, selon les évaluations, des combattants du Hezbollah sont encore présents dans les secteurs où opère l’armée israélienne.

À l’aube, le porte-parole de Tsahal en arabe, le colonel de réserve Avichay Adraee, a averti les habitants du Liban que, malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, il leur était interdit de retourner dans le sud du pays.

L’accord de cessez-le-feu au Liban autorise également Tsahal à frapper en cas de menace imminente

Le texte permet à Tsahal de mener des frappes contre toute attaque « planifiée, imminente ou en cours », tout en interdisant les opérations offensives contre des cibles libanaises. L’accord, validé par les deux parties et publié par le département d’État américain, prévoit également que le Liban prenne des « mesures significatives » pour empêcher le Hezbollah et d’autres groupes armés d’attaquer Israël. La trêve, initialement prévue pour dix jours, pourra être prolongée en cas de progrès dans les négociations. Les deux pays s’engagent par ailleurs à poursuivre des discussions directes sous médiation américaine afin de parvenir à un accord global.

L'opposition israélienne dénonce un cessez-le-feu au Liban “imposé et inefficace”, estimant qu’il laisse intacte la menace du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien de son côté, a déclaré hier soir qu’Israël disposait d’une « opportunité historique » pour conclure un accord de paix avec le Liban. 

Le chef du gouvernement a évoqué des actions décisives contre le Hezbollah, affirmant que son arsenal avait été largement neutralisé et rappelant que son chef, Hassan Nasrallah, avait été éliminé. Ce nouveau contexte aurait, selon lui, conduit à une initiative libanaise inédite, avec des appels à des discussions directes, une première depuis plus de quarante ans.

De son côté, l’armée libanaise accuse Israël d’avoir violé le cessez-le-feu en menant des frappes dans le sud du pays après son entrée en vigueur, et appelle les civils à ne pas regagner leurs villages.

Malgré l’annonce officielle de la trêve, la situation reste extrêmement fragile.