13 mai 2026
Après la décision de l’Union européenne de sanctionner les implantations de Judée-Samarie, Israël tente de riposter diplomatiquement.
Israël a dénoncé cette décision. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, accuse l’UE de viser des citoyens israéliens « pour leurs opinions politiques » et critique ce qu’il considère comme une « équivalence morale » entre les habitants israéliens des implantations et les terroristes du Hamas, après que la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, ait affirmé qu’il était « temps de passer à l’action » face à « l’extrémisme et la violence ». Et annonçait dans le même temps de nouvelles sanctions contre des responsables du Hamas.
Cette décision a été rendue possible par le fait que le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar, successeur de Viktor Orbán, a accepté de lever le veto hongrois qui empêchait jusqu’ici toute mesure européenne contre Israël. Bruxelles y voit un tournant diplomatique majeur. L’Espagne, l’Irlande ou encore la Slovénie réclament des mesures beaucoup plus dures contre Israël, tandis que l’Allemagne et l’Italie s’y opposent.
L’Union européenne prolonge son avertissement aux compagnies aériennes sur Israël jusqu’à fin mai
L’Agence européenne de la sécurité aérienne recommande, ainsi, aux compagnies aériennes de « faire preuve de prudence et de tenir compte des risques potentiels lorsqu’elles opèrent dans l’espace aérien israélien. » « Le cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l'Iran, annoncé le 8 avril 2026 et prolongé le 21 avril 2026, est actuellement respecté. Bien que le niveau de risque global ait diminué dans la région, la pérennité du cessez-le-feu reste incertaine à long terme. Par conséquent, une surveillance étroite et des évaluations des risques actualisées demeurent essentielles pour garantir la sécurité des vols », précise l’AESA dans son communiqué. L’Agence européenne a donc décidé de prolonger son avertissement de vol vers Israël jusqu’au 27 mai prochain.
