18 décembre 2025
16 policiers fédéraux chargés de la sécurité du quartier juif ne seront plus déployés après le 1er janvier 2026 à Anvers. Le ministre de l'intérieur assure néanmoins que “ la sécurisation des sites juifs est et reste une priorité totale pour la police”.
Concrètement, la fin de ce dispositif fédéral réduira de moitié la présence sécuritaire dans le quartier juif d’Anvers. L’annonce a été faite par la bourgmestre de la ville, Els van Doesburg, malgré un contexte sécuritaire pour le moins inquiétant. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, justifie cette décision en expliquant que le déploiement des forces fédérales ne devait pas devenir une mesure permanente et que les agents concernés seront redéployés vers leurs unités d’origine. Qu’ils étaient donnés en renfort à la zone d’Anvers en remplacement de policiers locaux.
Il rappelle d’ailleurs “que la police d’Anvers compte au moins 2500 hommes”. Et assure que « la sécurité des sites juifs reste une priorité absolue » et se poursuivra bel et bien, sous l’égide de la police locale d’Anvers, dont c’est la mission et la responsabilité.
Ces assurances peinent à convaincre les responsables communautaires, qui dénoncent une décision éminemment politique. Le député Michael Freilich a toutefois affirmé que des solutions alternatives étaient encore à l’étude, évoquant le recours à des policiers supplémentaires, à des forces fédérales ponctuelles ou même, à terme, à des soldats — une option qui nécessiterait une modification législative attendue d’ici l’été.
“Nous sommes partisans de pouvoir déployer à Anvers des militaires devant les sites liés à la communauté juive pour venir en renfort de la police anversoise et libérer de la capacité” a assuré à Radio Judaïca le porte-parole de Bernard Quintin. Cette mesure est sur la table du Gouvernement depuis plusieurs semaines. Elle se heurte malheureusement actuellement au blocage d’un partenaire flamand.
Le cas d’Anvers préoccupe tout le pays et même toute l’Europe : alors que la menace antisémite s’intensifie, la question de la protection concrète des communautés juives reste plus que jamais au cœur des débats.

