Le Hamas doit bientôt donner sa réponse officielle au plan de paix de Donald Trump.

Selon des sources proches des négociations, le Hamas serait prêt à donner une réponse « partielle et conditionnelle » au plan de paix proposé par Washington. 

Le journal libanais al-Akhbar rapporte que les premières remarques du Hamas sur le plan américain ont été transmises au président Donald Trump par l'émir du Qatar lors d'un appel téléphonique hier.

Le journal rapporte également, citant ses sources, que les responsables américains ont clairement fait savoir au Caire que le plan Trump était « la dernière chance » avant qu'ils n'autorisent Israël à mener une opération militaire à grande échelle à Gaza pour éliminer le Hamas et d'autres organisations terroristes présentes dans la bande de Gaza.

Des sources au sein du mouvement terroriste confirment qu’il n’entend pas rejeter le texte "complètement", mais qu’il souhaite une acceptation partielle assortie d’amendements sur des points cruciaux : la remise des otages, le calendrier du retrait israélien et les mécanismes pour l'après-guerre. 

Dans la nuit, Mohammed Nazal, membre du bureau politique du Hamas, a accordé une interview à la chaîne Al-Jazeera. Il y a confirmé que le mouvement donnerait bientôt sa réponse officielle. Selon lui, toute discussion est envisagée « à partir du principe d’une cessation totale de la guerre ».

L’organisation exigerait des garanties supplémentaires, parmi elles le calendrier et les modalités du retrait israélien de Gaza.

Le Jihad islamique se serait montré encore plus réticent, rejetant l’idée d’accepter l’accord tel quel et réclamant une assurance écrite d’un retrait israélien complet de l’enclave.

Un élément central dans l’équation est le rôle du chef militaire du Hamas à Gaza, Izz al-Din al-Haddad, qui a succédé à Sinwar en mai 2025. Al-Haddad dispose d’un droit de veto sur les accords relatifs aux otages ou aux cessez-le-feu. Selon des médias arabes, il est partisan d’une ligne stricte qui rend complexe tout compromis. Même si la direction politique du Hamas -exilée ou à Doha- peut vouloir donner des gages diplomatiques, elle doit ménager sa base militaire à Gaza.

Plusieurs scénarios sont envisageables : une acceptation partielle assortie de conditions sur le retrait israélien et les otages, un refus catégorique qui prolongerait la guerre et isolerait davantage le mouvement terroriste, une contre-offre avec ses propres amendements qui ralentirait les négociations, ou encore des divisions internes entre aile politique et militaire, susceptibles de bloquer toute décision. L’option la plus probable reste un « oui, mais » : un accord de principe, mais sous conditions d'amendements.