Israël ne décolère pas après l'annonce par Donald Trump des membres du conseil de la paix à Gaza,.

Israël ne décolère pas après l'annonce par Donald Trump des membres du conseil de paix, qui inclut la Turquie et le Qatar.

Le cabinet a décidé de s'opposer à la représentation de ces deux pays dans tout organe chargé de gérer Gaza et de continuer à faire le point sur la situation au cours des deux prochaines semaines.

L'inclusion du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, en tant que figure centrale du conseil franchit une ligne rouge, ont-ils déclaré, soulignant qu'Ankara n'est pas considérée à Jérusalem comme neutre ou légitime pour la gestion de Gaza en raison de ses liens politiques et idéologiques avec le Hamas. Idem pour le Qatar, grand argentier du mouvement terroriste.  

Pour beaucoup en Israël, l’objectif central doit rester l’élimination totale du Hamas et son désarmement.

Le président américain a tout de même pris soin de rappeler que son administration veillera "au désarmement complet du Hamas et au démantèlement de tous les tunnels". Et il a insisté sur le fait que le Hamas doit rendre le dernier otage détenu à Israël. Mais ça n’est pas la première fois et on ne voit rien bouger côté palestinien. Selon l'armée israélienne, le Hamas dispose encore de 30 000 hommes armés à Gaza.

Dans ce fameux "Conseil de paix", Donald Trump a nommé le secrétaire d'État Marco Rubio, ses envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, ainsi que plusieurs hommes d'affaires américains.

Plus le haut responsable qatari Ali al-Thuwadi. Le chef du renseignement égyptien Hassan Rashad, une ministre émiratie Reem al-Hashimi, l'homme d'affaires israélo-chypriote Yakir Gabay et la diplomate néerlandaise Sigrid Kaag.

Et c’est le diplomate bulgare Nikolaï Mladenov, ancien envoyé de l'ONU pour le Moyen-Orient, qui sera chargé du transfert des pouvoirs à Gaza, des mains du Hamas vers le gouvernement technocratique palestinien chargé des affaires civiles de Gaza  dirigé par le Dr Ali Shaath et contient 15 membres. 

L’annonce américaine n'a pas été coordonnée avec Israël et "contrevient à sa politique" assure le bureau du 1er ministre israélien. Confirmation côté américain « Nous n'avons pas informé Netanyahu à l'avance de la composition du comité. Il ne s'attendait pas à ce qu'il y ait des représentants de la Turquie et du Qatar, mais Gaza est désormais notre affaire, pas la sienne », ont déclaré des responsables américains à la TV israélienne. On voit donc apparaître des divergences croissantes entre Jérusalem et Washington sur la « phase 2 » du plan Trump et l’avenir de Gaza.