Israël et les États-Unis sont « à bout de patience » concernant le désarmement du Hezbollah.

Israël et les États-Unis sont « à bout de patience » concernant le désarmement du Hezbollah, ce qui pourrait mener à la guerre, avertissent des responsables israéliens.  

Jeudi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué une réunion sur la sécurité concernant le Liban et la puissance militaire croissante du Hezbollah, exactement un an après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Plus tôt dans la journée, des avions de l'armée de l'air israélienne ont mené plusieurs frappes contre plusieurs sites de lancement, un entrepôt d'armes et d'autres infrastructures terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban. Une vingtaine de munitions ont été larguées sur dix cibles différentes.

Selon les données publiées par l'armée israélienne, plus de 370 terroristes ont été tués au cours de l'année écoulée et environ 1 200 opérations ciblées ont été menées dans le cadre de ce que l'armée définit comme « l'application de l'accord de cessez-le-feu » qui consiste à contrecarrer les efforts de reconstruction du Hezbollah

Jeudi, quelques jours après l'élimination du chef d'état-major du Hezbollah, Haytham Ali Tabatabai, le Hezbollah a publié une déclaration affirmant que le Liban et son peuple “ont le droit de faire tout ce qui est nécessaire pour arrêter l'ennemi et empêcher que la sainteté de la nation et sa souveraineté ne soient bafouées”.

Le président libanais Joseph Aoun a également publié une déclaration à l'occasion de l'anniversaire de l'accord, dans laquelle il déclare : « Aujourd'hui marque un an depuis la déclaration de l'accord de cessez-le-feu, auquel le Liban a pleinement adhéré, tandis qu'Israël continue de refuser de le mettre en œuvre. L'armée libanaise a pleinement rempli ses devoirs dans la zone où elle est déployée, au sud du fleuve Litani. »

Au contraire, les critiques pleuvent sur l’armée libanaise qui est censée désarmer le Hezbollah et ne le fait pas.